S.M. Essawe Njocke Maurice — Chef Supérieur · 2e Vice-Président du NGONDO
Bien avant son premier contact avec les Allemands en 1885, la communauté Bakoko-Moungo disposait déjà d'une organisation sociale structurée, avec une figure reconnue comme Chef de canton — un statut né de la nécessité d'un représentant Bakoko-Moungo aux réunions des dirigeants Sawa à Douala, à l'époque de Bèlè ba Doo et Ngando Akwa. Pour protéger leur fils aîné Mijang du risque d'être livré aux marchands d'esclaves par les chefs Douala, les Bakoko y envoyèrent plutôt Bea Mbon, qui devint ainsi leur premier Chef Supérieur.
Son fils et successeur, Nkombe Bea, se révéla despotique — allant jusqu'à confisquer les biens funéraires des défunts avant leurs obsèques. C'est l'intrépide Mpah Sem, venu défendre sa sœur Ngo Time spoliée, qui mena la révolte : il captura le chef Nkombe Bea et, devant l'assemblée du peuple réunie au son du tam-tam, obtint sa destitution symbolique par la remise du chasse-mouche du pouvoir, prononçant les mots « prends la chefferie, je ne suis plus chef ». Mpah Sem devint alors Chef Supérieur des Bakoko-Moungo. La chefferie s'est depuis transmise à travers plusieurs générations — Moukoko, Diboume di Toto, Toto Essane Conrad, Essawe Moukoke, Benga Diboume — jusqu'à l'actuel Chef Supérieur, Sa Majesté Essawe Njocke Maurice, également désigné 2ᵉ Vice-Président du NGONDO lors de l'Assemblée Générale du 7 mars 2026.
⚖️ Justice ancestrale

